Google Play : validation, contraintes et réalités du terrain

Google Play est souvent présenté comme l’alternative plus simple à l’App Store. Dans la réalité, les contraintes existent bel et bien, mais elles prennent une forme différente.

Là où Apple privilégie une validation humaine très visible, Google s’appuie davantage sur des systèmes automatisés, avec leurs propres limites.

Une validation largement automatisée

La majorité des contrôles effectués par Google Play sont automatisés.

Permissions, accès aux données, conformité des déclarations et comportements suspects sont analysés sans intervention humaine directe.

Cela permet des mises en ligne parfois très rapides, mais aussi des blocages difficiles à comprendre lorsqu’un signal est déclenché.

Des refus souvent peu explicites

Contrairement à l’App Store, les messages de refus ou de suspension sont parfois laconiques.

Il n’est pas rare de devoir interpréter une règle générale pour comprendre ce qui pose réellement problème.

Sur des apps simples ou basées sur une WebView, cela peut conduire à plusieurs itérations avant d’identifier la cause exacte.

WebView et politiques Google Play

Google autorise les applications WebView, mais leur applique exactement les mêmes règles que pour une app native.

Permissions inutiles, redirections trompeuses ou contenu jugé trompeur peuvent entraîner des sanctions rapides.

Ce point rejoint ce qui a été expliqué précédemment sur les limites fonctionnelles des apps WebView :
ce qu’il est raisonnable de faire avec une WebView.

Pourquoi anticiper reste indispensable

La souplesse apparente de Google Play peut donner un faux sentiment de sécurité.

Une suspension automatique peut avoir des conséquences lourdes, notamment si l’app est déjà installée par des utilisateurs.

Anticiper les règles et limiter volontairement le périmètre fonctionnel reste la meilleure approche 🙂